Varengeville sur Mer

C'est par hasard que je suis arrivée pour la première fois à cet endroit il y a de cela plus de 10 ans. Ayant eu à faire dans la région, j'avais quelques heures pour me promener. J'étais à la recherche d'un point de vue sur la mer depuis le haut des falaises. Je ne me doutais pas que j'allais tomber sur l'un des plus beaux paysages qu'il m'ait été donné de voir.


Depuis, j'y suis retournée régulièrement car je ne me lasse pas de ce paysage.
Une vue plus éloignée permet d'apercevoir le sud du transept de l'église saint Valery.

Cette vue a du être photographiée des centaines, sinon des milliers de fois. Elle le mérite. J'amène là ceux dont je fais la connaissance, allez-y, c'est un endroit magnifique, même lorsque le soleil n'est pas au rendez-vous ou qu'il est tard.

On devine plus qu'on ne voit la jetée du port de Dieppe. Il y a une légère brume, les falaises captent les derniers rayons du soleil et lorsqu'on se retourne pour l'apercevoir, il joue à cache cache derrière la végétation du bord des frettes.


Varengeville, côte d'Albâtre.
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Entrée du jardin public de l'église d'Offranville

C'est une entrée majestueuse, montée en briques en pierre et en silex.

On peut apercevoir, derrière elle, un if imposant comme il y en a encore beaucoup en Normandie.

Le tronc de cet arbre millénaire planté sous le règne de Charles le Simple, fait environ 7 mètres de circonférence. Il a précédé de longtemps l'église qui se trouve à quelques dizaines de mètres, dont le clocher partage avec seulement quelques unes en Europe une particularité étonnante, mais ceci est une autre histoire.







Nassandres, chapelle saint Denis


Nassandres est une ville de la vallée de la Risle, en aval de Beaumont le Roger, dont l'histoire est très ancienne. La Charentonne, un affluent de la Risle, traverse Serquigny et une partie de Nassandres.

La commune est constituée de plusieurs hameaux en plus du village de Nassandres lui-même. Bigards, qui doit son nom à la famille du même nom qui possédait la seigneurie au 12ème siècle. le Val, le long de la Risle, la Rivière Thibouville, où les barons de Thibouville possédaient un château fort aux 15ème et 16ème siècles et le hameau de Saint-Denis. C'est ce hameau qui a retenu particulièrement mon attention.

Ça fait de nombreuses années que je me suis installée dans la région et ayant habité le village de Goupillières, voisin de Nassandres, je n'ai pu m'empêcher de remarquer une construction atypique à un carrefour, laquelle ressemblait à un édifice religieux qu'on aurait tenté d'aménager sans succès.

Des personnes du voisinage m'ont dit que cette bâtisse était hantée et je me suis mise en tête de savoir pourquoi. Malgré tout, ça fait vingt ans, et je n'ai pas encore trouvé. Par contre, je sais à présent qu'il ne s'agissait pas d'une église paroissiale, mais de la chapelle d'un prieuré de Bénédictines dédié à Saint Denis, d'où le nom du hameau qui figure sous ce nom sur la carte de Cassini.



L'inventaire des monuments historiques fait également état de bâtiments agricoles, d'une fontaine, d'un lavoir et d'un colombier. Le tout daterait du 11ème siècle, avec des restaurations au 18ème.

 La chapelle est en pierres et en damier de silex, ce qui est le style de la région.
Lorsqu'on arrive de Nassandres, c'est un bâtiment plutôt sympathique, on voit tout de suite qu'il s'agit d'une ancienne chapelle, même en l'absence de clocher, celui-ci ayant sans doute disparu. Il aurait été en forme de quadrilatère surplombant la toiture en petite tuile plate.
La vue qu'on en a en descendant de Goupillières est toute autre. Elle porte la marque d'une restauration qui avait pour but de la transformer en maison.
Sans confirmation, j'ai lu que la bâtisse aurait également servi de temple, puis finalement aurait été converti en étable, ne pouvant servir à rien d'autre.

L'histoire ne dit pas si les vaches ont eu à souffrir de la hantise, mais il se raconte que bien des humains, y compris parmi la maréchaussée s'y sont fait des frayeurs.

 Les bâtiments agricoles, la fontaine, le lavoir et le colombier ont aujourd'hui disparu. Ils figurent sur le cadastre de 1826, comme on le voit ci-dessous, à droite dans le "doigt" qui avance dans la commune de Goupillières :

 
Je n'ai aucune date pour la disparition de ces bâtiments. Il faut dire que la région a été abondamment bombardée par les américains en 1944 et que 90% de la ville de Nassandre a été réduit à l'état de gravats, sans égard pour les maisons anciennes et pour une raison certainement peu avouable, puisque la seule activité industrielle de la commune était la fabrication de sucre à partir de betteraves et que seuls les habitations et leurs occupants ont été touchés.

L'enquête n'est pas terminée et je compte bien revenir avec d'autres renseignements. A suivre donc...

Des travaux au Prieuré de Beaumont le Roger

Le ministère de la culture et de la communication a entrepris au prieuré de la Trinité de Beaumont le Roger des travaux de maintenance et de mise en sécurité du site.
Ce site est l'un des six classés au titre des monuments historiques appartenant à l'état dans le département de l'Eure.
Il est prévu de supprimer la végétation qui envahit les ruines, de consolider certains endroits qui risqueraient de s'écrouler et de mettre des garde-corps pour sécuriser la visite.

La photo qui suit a déjà quelques années.

En voici une prise cette semaine, la même muraille vue de l'autre bout de la rue :


En effet, une grande partie de la verdure a disparu.
Des étais ont été posés pour soutenir des arcs.

Ou maintenir des baies ajourées en attendant un traitement définitif :
Les travaux se poursuivent également à l'intérieur de l'allée qui mène à l'ancienne abbatiale Saint Pierre de la Huanière.


Les travaux avancent, ils devraient se poursuivre jusqu'en mars.
Malgré tout, il y a quelque chose d'inhabituel dans ces travaux. A chacune de mes visites, je n'y ai vu qu'une seule personne y travailler. Je le trouve bien courageux, car l'ouvrage est vaste.

Armada 2013 - d'autres voiliers

Après les grands voiliers, d'autres, souvent méconnus, mais qui ne manquent pas d'intérêt.

le Wylde Swan, ex-navire de pêche au hareng reconverti dans la plaisance, il navigue sous pavillon hollandais. Au premier plan, la trace du bateau de la gendarmerie maritime, je les ai saisis aussi, il seront dans mon prochain billet.


Le Marie-Madeleine, un cordier de Harfleur de 1934, classé monument historique.
En arrière-plan, le pont de Normandie et le voilier Calouch, qui ne faisait pas partie de la parade. (j'ai bien cherché, pour l'identifier, et je vous jure que je ne connais pas le skipper)


Le Marie-Fernand, cotre pilote du Havre de 1894, également classé monument historique. On peut tout savoir sur le Marie-Fernand sur le site qui lui est consacré.


Le Pogoria, 3 mâts goélette à voiles auriques, qui navigue ici avec deux focs et une voile d'étai. Basé en Pologne, à Gdnydia.


Le revoici près du pont de Normandie avec une voile de plus, ça sent la mer...

Le Falken, goélette lancée en 1946, qui appartient à la marine royale suédoise.


Le JR Tolkien, qui navigue sous pavillon hollandais. Ancien navire de commerce reconverti en 1996 en navire de croisière. Il participera aussi à la fête de la mer à Boulogne sur Mer du 11 au 14 juillet 2013.


Et il y en avait encore beaucoup d'autres.

6ème armada normande, juin 2013 - les grands voiliers

Le 16 juin, les navires amarrés pendant une dizaine de jours aux quais de Rouen pour l'Armada de la Liberté ont descendu la Seine pour une parade qui a rassemblé des milliers et des milliers de spectateurs.
J'y étais et je partage ces quelques images parmi les centaines que j'ai capturées de l'évènement.

Le ciel, couvert presque toute la journée nous a gratifié de quelques ondées, ce qui n'a pas empêché les vaches de continuer à brouter au passage du Mir, trois-mâts russe qu'on pourrait croire perdu au milieu des champs mais repérable de loin avec ses voiles d'étai.


Pour avoir une meilleure vue sur la Seine, j'ai choisi de me déplacer et de trouver un endroit moins vert mais plus proche du rivage. Il pleuvait bien au passage du Götheborg, navire suédois achevé en 2003, réplique d'un ancien voilier du 18ème siècle.


Le Götheborg, est un trois-mâts-carré dont le beaupré s'orne d'une vergue de civadière et d'une vergue de contre-civadière, comme le navire original du même nom dont il est la réplique, coulé en 1745 à la suite d'une erreur de navigation en rentrant au port.


L'étoile du Roy, réplique d'une frégate corsaire de 1745, construite en Turquie, dont le port d'attache est Saint Malo. Un vaisseau coloré.


Le Cuauhtemoc, trois-mâts barque mexicain, avec son pavillon démesuré, doublant le Marité juste après le pont de Normandie, remarquable par le sens du spectacle de son équipage, de loin le plus bruyant.



Le Marité, trois-mâts goélette, magnifique avec ses voiles dehors, que les téléspectateurs de l'émission Thalassa connaissent bien. Dans les premiers visités à Rouen, c'est un authentique navire de pêche normand construit à Fécamp. Sauvé de la destruction par deux jeunes Suédois qui l'ont entièrement restauré, il navigue à présent sous pavillon français et fait la fierté de la Normandie. Son nouveau port d'attache est Granville.


Ensemble, le trois-mâts carré Cisne Branco, navire école brésilien et le trois-mâts polonais Dar Mlodziezy, dont le nom signifie "don de la jeunesse" car il a été construit grâce à la contribution de tous les enfants d'âge primaire des écoles polonaises.



Enfin, le trois-mâts barque Belem, le plus ancien voilier d'Europe, dont le capitaine de 3mâts.net a fait son sujet de prédilection. Allez-y, c'est très bien fait.
Ce voilier est l'un de mes favoris.  Il est élégant et bien proportionné et a le charme de l'authenticité malgré sa petite balustrade romantique qui en est pourtant une caractéristique unique mais ne m'apparaissait pas indispensable.

Trois focs et six voiles d'étai lui donnent ici une belle légèreté.
Dommage, il pleuvait vraiment à ce moment là, car le Belem était incontestablement le roi de l'Armada.
Je termine donc ce billet sur les grands voiliers avec cette image.